Dernière mise à jour le 12/07/2016

La sclérothérapie

La sclérothérapie est une technique de traitement des varices qui consiste en l'injection d'un produit sclérosant visant à supprimer les varices.
Celles-ci peuvent se manifester sous différentes formes selon les stades d'évolution de la maladie veineuse.

Echosclérothérapie

Le principe de l'échosclérothérapie consiste à ponctionner une varice sous contrôle échographique, puis à injecter le produit sclérosant.

La sclérothérapie d'un axe variqueux sous contrôle échographique permet de traiter les troncs veineux difficiles d'accès en raison de leur profondeur ou de leur situation anatomique telles que les veines grande et petite saphènes ainsi que les veines perforantes.

Elle permet également l'injection dans des conditions plus sécurisantes.

L'échosclérothérapie, en guidant l'accès aux points de reflux les plus haut situés, améliore donc l'efficacité de la sclérose. Cette méthode issue de la rencontre entre le développement de l'écho-doppler dans les années 1985 et de la sclérothérapie traditionnelle est apparue en 1989 en réponse à la nécessité d'améliorer la précision de l'injection des axes saphènes réputés difficiles.

Dans un premier temps, le rôle de cette nouvelle technique a été davantage de diminuer les risques dus à l'injection que d'améliorer les résultats. Ceux-ci n'en sont pas moins significatifs puisque cette méthode permet d'obtenir une disparition du reflux ou une amélioration clinique dans 75 à 96 % des cas selon les études.

Cependant, l'appareil d'échographie qui s'interpose entre la main du thérapeute et la varice n'est qu'un intermédiaire technique et ne modifie nullement les principes cliniques de base de la sclérothérapie. En effet, cette technique très sécurisante n'autorise pas une confiance totale dans le seul signal doppler couleur pour la distinction des vaisseaux et le reflux, même court, dans la seringue reste de rigueur.


Mousse

L'utilisation du produit sclérosant sous forme de mousse est de plus en plus fréquente, elle permet une augmentation du temps de contact avec l'endothélium veineux ainsi qu'un meilleur remplissage du cylindre veineux traité (réaction locale) grâce aux propriétés physico-chimiques de cette forme par rapport au liquide (viscosité, stabilité).

Ce procédé permet d'utiliser des quantités et des concentrations plus faibles de sclérosant. Du fait de l'échogénicité de la mousse, on met en évidence un spasme veineux après l'injection dont la présence paraît être un bon facteur prédictif positif de succès thérapeutique à 1 an

La mousse est une préparation biphasique qui s'obtient en dispersant un gaz dans un liquide, en l'occurrence un agent sclérosant (contenant des tensioactifs) dans des proportions de l'ordre de 1 volume de sclérosant pour 4 volumes de gaz.

La Haute Autorité de Santé, dans son rapport de Juin 2004, admet la possibilité d'utiliser les sclérosants détergents sous forme de mousse et établit clairement que les sclérosants utilisés sous forme de mousse apportent de nombreux avantages par rapport à la forme liquide.

Elle souligne cependant le manque de standardisation dans la fabrication de cette mousse.



Télangiectasies

Les télangiectasies ou varicosités (0,1 à 1 mm) s'observent à tous les stades de la maladie veineuse chronique superficielle dont elles sont la manifestation clinique la plus fréquente même en l'absence de reflux veineux.

Ces dilatations veinulaires cutanées réparties en réseaux complexes entre le derme superficiel (de couleur bleuté) et l'hypoderme (de couleur rouge vif) se présentent sous diverses formes : en brindilles, en rameaux, en bouquets, en corymbe, en nappes d'aspect angiomateux.

Leur signe et la nature histologique dépendent à la fois de mécanismes physiopathologiques en cours d'étude et de facteurs aggravants tels que la prédisposition génétique, la grossesse, l'obésité, l'orthostatisme professionnel et, chez la femme l'imprégnation hormonale physiologique ou iatrogène.

L'existence d'un reflux veineux est fréquente devant certaines localisations telles que les télangiectasies de la cheville et du pied, lesquelles sont souvent associées à un reflux massif sur les petites et/ou grandes saphènes après plus de 20 ans d'évolution de la maladie variqueuse.

Volontiers isolées lorsqu'elles siègent sur la jambe ou sur la cuisse, elles sont exposées à l'hypertrophie du tissu adipeux, à l'action possible de neuromédiateurs et des hormones oestro-progestatives ainsi qu'à des phénomènes métaboliques pariétaux observés au cours de la maladie variqueuse.

Ces facteurs étiopathogéniques interagissent de façon complexe au sein du réseau veineux cutané.